Le Patron de France
Du lourd pour cette semaine dans notre section « Couture Vintage » : les Patrons de France, qui sont apparemment des patrons « Modes et Travaux ». Du lourd parce que, personnellement, beurk ;-) Peut-être est-ce juste la photo, mais en tout cas ces deux modèles font vraiment, comment dire, mamie. Très années 70, dans le mauvais sens du terme. Même en imaginant dans d’autres tissus, j’ai du mal…
Pourtant, le patron en lui-même est très intéressant. En effet, ce patron multitaille (40,44,48 – encore cette manie de n’imprimer qu’une taille sur 2) est imprimé sur du non-tissé (ce n’est pas encore du tissu, mais ce n’est déjà plus tout à fait du papier). C’est donc solide et cela permet de bâtir directement le patron (!) pour voir les éventuelles retouches à faire, avant de couper le tissu. Une très bonne idée, dommage que les patrons actuels ne l’aient pas conservée. Il est vrai que si comme moi on décalque le patron, ça ne servirait à rien, mais je trouve quand même ça astucieux…
Les explications sont très détaillées… les années 70, années de libération de la femme… qui sait manifestement beaucoup moins fréquemment coudre !
Les patrons Bru... xellois
On passe aux années 60/70 et aux patrons multitailles cette semaine, avec une autre série de patrons vintage du grenier : les Patrons Bru. Je n’ai également pas trouvé d’infos à ce sujet, si ce n’est que « Bru » pourrait faire penser à Bruxelles, et il me semble que la deuxième langue du patron soit du néerlandais, ce qui accréditerait ma thèse de patrons belges ;)
Cette fois on se rapproche des patrons « modernes » : les patrons sont en plusieurs tailles (36, 40, 44 ou 38, 42, 46 ou encore 40, 44, 48) on remarque donc qu’elles n’y sont pas toutes et qu’il y a donc éventuellement des ajustements à faire avant même la coupe. Les instructions sont également un peu plus fournies. Ce sont, encore une fois, des patrons sans marge de couture incluse.
Essentiellement des manteaux (coupes assez intemporelles d'ailleurs) , mais aussi une tenue très "Saturday Night Fever" :
Rien qui ne me tente vraiment, mais les patrons de manteaux peuvent être intéressants...
Patrons "Miss Paris Mode"
Poursuite des patrons « Vintage » avec cette fois les patrons « Miss Paris Mode », dont j'ai donc trouvé un modèle. Toujours aussi peu d’infos sur leur origine sur le net, sauf que je pense que celui-là doit dater des années 30 ou 40, à en juger par le style (mais je ne suis pas experte). Il est également beaucoup plus abimé...
Il s’agit encore d’un patron unitaille en ancienne taille 44, avec des explications très succinctes à l’envers de la pochette, dont il me manque d’ailleurs une partie. L’effet "plissé" est assez sympa, mais la robe fait encore plus datée que les modèles précedents, je trouve…
Les "Patrons Favoris" et les "Patrons Parisiens"
Suite de mon exploration de vieux patrons… Cette semaine, je vais vous parler des patrons Favoris et des patrons Parisiens. Encore une fois, pas d’infos sur internet, sauf que la maison d’édition était située à la même adresse à Paris (les Editions Marcel Daubin, qui publiaient également aussi bien de la SF que des classiques). Ces patrons ont vraisemblablement fusionné un jour, car j’ai les trois types : Favoris, Parisiens, et Favoris & Parisiens.
Il y a des robes :
Et également des manteaux :
Là encore ce sont des patrons unitaille (44, ancienne taille) avec les indications pour passer au 42 ou au 46. Je pense que ce sont des patrons des années 50, étant donné le style des robes (et l'un est daté de l'hiver 1952). J'aime beaucoup les robes, mais je ne me vois pas me lancer dans l'une d'entre elles pour l'instant. Le manteau 1.11.163 est très sympa aussi... si un jour je me lance dans la confection d'un manteau, il est possible que je revienne dessus !
On change ensuite d'époque, avec un Patron Favoris clairement des années 60 cette fois :
Toujours en unitaille, toujours en ancienne taille 44 avec possibilité de passer au 42 ou au 46, mais par contre on voit que la façon d'éditer les patrons commence à changer : cette fois, il y a une feuille d'instructions jointe en plus, avec des étapes plus détaillées.
Le patron est déjà fourni découpé, on remarquera qu'il n'y a aucune indication à l'encre sur les pièces : les numéros et autres (rares) points de repères sont indiqués par perforation du patron.
J'avoue que ce modèle là me plait beaucoup, et je pense que je vais le ressortir...
Mon Infinity Dress !
C'est en traînant sur la blogosphère il y a quelques mois que j'en ai entendu parler pour la première fois : la fameuse "Infinity Dress". Une robe à nouer, simple à faire, pour un résultat super chic (idéal pour les mariages et autres réceptions). Comme, ça tombe bien, nous sommes invités à un mariage cet été, je me suis dit que c'était l'occasion idéale de la tester !
Pour le tissu, j'ai choisi un jersey viscose/elastane de la Maison des Tissus. J'étais partie sur un beau vert d'eau... mais il ne restait pas assez sur le rouleau (4m50 nécessaires !). Je me suis donc rabattue sur une couleur corail. Le tissu est fin, mais au final je pense qu'encore plus fin, cela rendrait encore mieux !
Je l'ai cousu sur l'envers, je trouvais que le rendu final était plus lisse et donc plus joli...
Pour la réalisation, j'ai utilisé le super tuto de la Louve. Impeccable, très clair. Bon, j'ai fait mes bretelles 5 cm plus larges que préconisé, au final je le regrette un peu. De plus, elles sont un peu longues, on peut à mon avis en raboter largement 20 cm. Ici on voit bien le détail avec la ceinture, les deux bandes, et la robe.
Mesures utilisées (je fais 1m64 avec un petit 90A de poitrine) :
- longueur jupe 60 cm,
- rayon du trou de la taille 11cm
- diamètre taille 69 cm, j'ai coupé une ceinture de 65 cm, c'est impeccable, la robe tient bien
- largeur des bretelles 33 cm (solution de facilité... c'était la largeur des dalles de mon carrelage, pour couper bien droit... normalement j'aurais dû faire des bretelles de 25 cm)
- longeur des bretelles 2.50 m (au lieu de 2.45, au final c'est trop long)
En fait, la vraie difficulté de cette robe, c'est la découpe du tissu. Il faut avoir beaucoup de place, et un bon dos ! En plus mon tissu ne partait pas droit, enfin bref, la galère. Mais une fois coupé... effectivement, on positionne les bretelles, la ceinture, un coup de surjeteuse, et voilà, c'est fini ! Même pas besoin d'ourlet !
Après, il reste à s'amuser pour trouver tous les nouages possibles (sur un mannequin, sinon il faut être deux). Il y a beaucoup de vidéos sur le net, j'ai utilisé particulièrement ce site-là, mais il y en a d'autres.
La question, maintenant, cela va être de trouver un soutien-gorge adapté aux différents nouages... j'avais lu quelque part qu'une des bloggeuses s'en était fait un avec les chutes de la robe, je vais peut-être creuser de ce côté-là !
Le retour de la broderie
La robe aux oiseaux
J'avais trouvé sa robe superbe, et donc, quand j'ai vu cette mousseline aux oiseaux dans mon Mondial Tissu préféré ce printemps, j'en ai de suite acheté un bout... Puis les semaines ont passé, je n'arrivais pas à me décider sur le modèle de robe, et puis après mon échec de la Bleuet, j'appréhendais de coudre un tissu si glissant...
Finalement, comme j'ai beaucoup aimé le résultat de ma robe 124 du Burda de mai 2013, j'ai décidé de me lancer dans une nouvelle version...
Cette fois, j'ai pris la taille 36 en haut et 38 en bas, en réduisant la hauteur des bretelles d'un cm supplémentaire. C'est impeccable sauf que j'ai dû reprendre l'une des bretelles : je me suis aperçue que j'avais une épaule légèrement plus basse que l'autre :-(
J'ai entièrement doublé la robe avec un tissu bleu marine acheté au même endroit, une sorte de polyester au tombé parfait (je craignais qu'il ne fût un peu trop épais, mais en fait la robe du coup tombe très bien et, comme elle n'a pas de manches, n'est quand même pas trop chaude).
Pas vraiment de difficultés étant donné que je venais de la faire, mais le montage est quand même délicat, surtout avec cette mousseline très fine. J'ai également doublé la jupe, ce qui a rajouté une difficulté supplémentaire (surtout au moment du montage de la fermeture éclair). Mais je n'ai pas eu de mauvaise surprise suite à la coupe, c'est déjà ça !
Après les retouches finales, je suis très contente du résultat (même si je trouve quand même le décolleté un peu profond). J'aime beaucoup cette longueur de jupe, très confortable quand on est assise dans un open space à longueur de journée...






























